Chez Dame Chlodyne

Blog d'une passionnée d'enluminure médiévale et de calligraphie latine.

5/14/2010

Stage d'enluminure cet été à Lyon

Stage d'été

J'encadre avec mon association l'arhpee, un stage d'enluminure et de calligraphie. Ce sera les samedi 3 juillet et dimanche 4 juillet 2010 au Château Sans Souci, 36 avenue Lacassagne 69003 Lyon. Il reste encore quelques places.

Pour en savoir plus consultez le programme.

Inscriptions au 06 77 16 88 66

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9/12/2009

Manuscrits de Louis de Bruges

aux Editions Brepols
Ce nouveau livre sera publié en octobre 2009 prochain.
À la cour de Bourgogne, Louis de Bruges fut – après Philippe le Bon – le plus remarquable bibliophile du XVe siècle. Ce personnage joua un rôle politique de premier plan jusqu’à sa mort survenue en 1492, et sa bibliothèque revint à Louis XII. La plupart des volumes sont profanes et de langue française ; abondamment illustrés et de très grand format ils se rapportent souvent à l’histoire antique et aux chroniques. Ce sont 75 titres répartis en plus de 110 volumes. Ces manuscrits forment un corpus artistique homogène, puisqu’ils sont principalement produits à Bruges, plus rarement à Anvers ou à Gand, par des artistes choisis. Si certains sont identifiés (Guillaume Vrelant, Loyset Liédet, Jean Hennecart ou Lieven van Lathem), beaucoup restent anonymes malgré la qualité de leur art. Certains voient ici leur corpus défini pour la première fois par comparaison avec des manuscrits conservés dans d’autres bibliothèques. Les notices, regroupées par artiste, sont précédées d’une présentation synthétique faisant le point sur chacun d’eux. Bâti sur des descriptions méthodiques et rigoureuses, ce catalogue possède aussi une dimension monographique et propose un vaste panorama de l’enluminure flamande appuyé sur quelque 460 illustrations.

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8/06/2009

Définition de l'enluminure

Le nom d'enluminure est aujourd'hui donné au décor des manuscrits de préférence à celui de miniature , utilisé au XIXe siècle. Ce second terme fut d'abord réservé aux lettrines peintes en rouge (minium) puis, par extension, à toute l'ornementation des manuscrits ; mais il prit rapidement d'autres sens et désigne surtout les scènes et portraits peints sur les couvercles des boîtes et tabatières à partir du XVIIIe siècle. Il vaut mieux, par conséquent, réserver le nom d'enluminure à la seule peinture des manuscrits. On considère généralement que ce décor est peint, mais de nombreux ouvrages, et non des moindres, comme le Psautier d'Utrecht , chef-d'œuvre de l'art carolingien, ne comportent que des dessins à l'encre brune ou de couleur. L'enluminure est donc le décor exécuté à la main, peint ou dessiné, ornant ou illustrant un texte presque toujours manuscrit ; il existe, en effet, quelques livres imprimés décorés à la main. [Lire la suite du texte sur le site web du Bibliophile ...] Le terme de miniature vient de minium, lequel désigne une poudre rouge (oxyde naturel de plomb) qui servait à cerner les contours du dessin. Quant au terme d'enluminure, il est créé au début du XIIIème siècle et provient du latin illuminare, signifiant donner la lumière, mettre en lumière le texte par l'intermédiaire de l'image et de la couleur. [Lire la suite du texte sur le site web Enlumine ...] L'enluminure mérovingienne naît à la fin de la dynastie, au VIIe siècle, mais connaît rapidement un certain essor. L'Italie du Nord connaissait déjà cet art depuis longtemps, héritage des Grecs et, plus loin encore, des Egyptiens. Parfois, en effet, les Romains illustraient des manuscrits et peignaient des lettrines. [Lire la suite du texte sur le site web l'Encyclopédie Universelle ...] Enluminure carolingienne - Ces manuscrits sont conçus selon un schéma insulaire (Irlandais et Saxons) comprenant les tables des canons d'Eusèbe (en tête), des tableaux d'évangélistes et des pages d'incipit. Ils contiennent, à l'exception de l'évangéliaire de Gundohinus dont il a été question plus haut, les plus anciennes enluminures carolingiennes qui nous sont parvenues. Si les origines de ces manuscrits ne sont pas évidents, nous l'avons vu, leurs influences le sont d'avantage, puisque traduites par le texte et surtout, les décors qui y figurent. Nous comprenons ainsi que, comme les Mérovingiens, les Carolingiens ont une culture artistique qui représente un carrefour d'influences, essentiellement italiennes (romaines, lombardes), byzantines, orientales et celtiques, cultures qui se retrouvent chez les nombreux acteurs du monde culturel occidental. [Lire la suite du texte sur le site web l'Encyclopédie Universelle ...] Dans son Glossarium mediae et infimae Latinitatis de 1678, le sieur Du Cange met sous la plume du célèbre Alcuin (vers 735-804) la première occurrence du verbe latin inluminare (puis illuminare, de lumen, la lumière) dont il a connaissance dans son acception esthétique : mettre en lumière, embellir, orner [...] [Lire la suite du texte sur le site web l'Encyclopédie Universelle ...] L'art de l'enluminure (dérivé du verbe enluminer, lui-même formé sur le latin illuminare, « mettre en lumière », avec changement de préfixe) est né avec l'adoption du codex et du parchemin comme supports de l'écriture. [Lire la suite du texte sur le site web de Wikipédia ...]

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8/02/2009

Livre d'Heures

Savez-vous ce qu'est un livre d'Heures ? Vous avez tous entendu parlé des Très Riches Heures du Duc de Berry ? Le Best Seller du Moyen Age. Mais connaissez-vous les cycles iconographiques repris dans chaque livre d'heures ? Je vous propose de découvrir quelques pages de ces beaux manuscrits. Le texte s'est constitué à partir de celui du psautier et du bréviaire. On retient essentiellement :
  • le calendrier
  • l'office de la Vierge
  • les psaumes de la pénitence
  • les litanies
  • l'office des morts
L'office de la Vierge est toujours la partie la plus illustrée du manuscrit. On trouve les thèmes liés à l'Enfance du Christ.
  • Ainsi, l'office des matines (vers minuit) est accompagné de la représentation de l'Annonciation ;
  • puis pour laudes (vers trois heures du matin), la Visitation ;
  • pour prime (à six heures), la Nativité ;
  • pour tierce (vers neuf heures), l'Annonce aux Bergers ;
  • pour sexte (à midi), l'Adoration des Mages ;
  • pour nones (vers quinze heures), la Présentation au Temple ;
  • pour vêpres (à dix-huit heures), la Fuite en Egypte ou le Massacre des Innocens ;
  • pour complies (à vingt-et-une heures), le Couronnement de la Vierge.
Voyons maintenant quelques enluminures sur ce thème :
L'Annonciation

La Visitation

La Nativité

L'Annonce aux Bergers

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7/21/2009

Recettes de couleurs

Le Rouge de brésil
On utilise le bois de brésil pour teindre et pour peindre. Le Moyen Age l'importe des Indes et de Ceylan. On l'appelle bois de brésil, en raison de sa couleur de braise. On mélange le rouge de brésil avec de l'ocre jaune ou avec des bleus comme l'indigo et le lapis lazuli. On obtient un rouge, avec du blanc un rose pâle. Pour faire un rouge rosé, on passe le brésil sur du vermillon et on atténue ainsi la nuance orangée de cette couleur. On peut aussi ajouter du blanc à un mélange de brésil et de vermillon, cela donne des tons carmins plus ou moins clairs. L'apparition des laques de brésil en Occident remonte au moins au XIIème siècle. Le rouge de brésil supplante peu à peu le sandragon, le folium et les orseilles. Comme les épices, les pierres et les tissus pécieux, le brésil et d'autres matières tinctoriales d'Orient telles que l'indigo suivaient les routes commerciales jusqu'à Alexandrie, Byzance, Chypre et la petite Arménie. Le manuscrit de Montpellier dit que le bois de brésil venait d'Alexandrie.
Dans le Livre des Divers Arts de Montpellier (ms 277 de l'Ecole de médecine, XIVème siècle), l'auteur donne trois types de recettes pour faire du rouge de brésil.
1) avec de l'urine
2) avec du blanc d'oeuf et de l'eau gommée
3) avec de la chaux et de l'urine
1) on laisse macérer durant un jour et une nuit, les râclures du bois de brésil dans de l'urine dans un coquillage, conca [je suppose qu'il s'agit d'une coquille saint Jacques mais Jean-Pierre Rose, dans son mémoire de maîtrise où il a traduit en français les recettes, parle de cuvette]. Le lendemain, on ajoute de l'alun et on laisse reposer un jour. On filtre. On laisse sécher et ce qui se trouve au fond de conca, on le détrempe avec de la gomme ou du bland d'euf ou de la colle tiède.
2) on fait un mélange, dans un coquillage, coclea [J.-P. Rose traduit par une coupelle], de râclures de bois de brésil avec du blanc d'oeuf et de l'eau gommée (deux fois plus de blanc d'oeuf que d'eau gommée + de l'eau, moitié moins que l'eau gommée) et un grain de pois chiche d'alun. L'auteur de la recette ne dit pas combien de temps il faut laisser infuser.
3) On mêle de la chaux fraîche à de l'urine dans un petit pot adapté à cet usage, apto vasculo. On ajoute ce mélange au bois de brésil et on laisse reposer le tout pendant une demi-heure au moins. On verse ensuite le rouge de brésil sur du blanc d'Apulie, on ajoute un peu d'alun, du kermès préalablement délayé dans de la gomme arabique [n'ayant pas de kermès, on pourrait essayer avec la cochenille ?!] ce qui rougira la couleur. Le tout une fois séché se conservera des années.
Voici l'une des recettes en français que Jehan Lebègue ajoute au XVème siècle dans ses Librii colorum : 334. A faire couleur de roses vermeilles.— Raez bresil en un vaissel de terre plomme et y metez de lorine et aussi pouldre dalun, et le laissiez une nuit reposer, et a landemain le mettez sur les charbons sans flambe, et le faites tres bien boulir une onde ou deux, puis lostez du feu et mettez avec un pou de chaux vive en pouldre, et mellez tres bien ensamble, et ostez le cler, et mettez lespez secher pour garder et pour en ouvrez quant est besoing.
Le manuscrit de Le Bègue recense une vingtaine de recettes de laques de brésil. La recette suivante décrit un procédé pour faire un rose, procédé que nous n'avons pas encore vu.Il s'agit d'une extraction avec de la lessive (cendres filtrées avec de l'eau).On prend une lessive forte faite de cendres de être que l'on fait bouillir que l'on verse ensuite sur le bois de brésil dans une écuelle de terre vernissée, scutella terre vitreata. On laisse reposer une heure. On mélange ensuite des coquilles d'oeuf pilées avec de l'alun de roche auxquels on incorpore la lessive rougie par le brésil. (résumé issu de la traduction d'Inès Villela-Petit, Têchne n°4).
Le manuscrit Sloane 1754, Le Livre des couleurs pour l'enluminure et la peinture donne une longue recette pour transformer le bois de brésil. Il faut faire macérer le bois tinctorial dans un pot, vase avec du glaire d'oeuf. On ajoute de l'alun et quand la liqueur est saturée on la réserve dans une coquille, quoquilla.
Les formules divergent sur la couleur que l'on voulait obtenir. On peut avoir soit une laque rose opaque dite rosa ou rosetta à laquelle on a ajouté du blanc de plomb ou un blanc calcaire. On pouvait aussi obtenir de rouges et rouges violacés transparents qui servaient en glacis.
Bibliographie Article en ligne de l'IRHT sur le bois de brésil employé en enluminure

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7/09/2009

Reproduction de Saint Luc

Le saint patron des peintres
J'aime beaucoup cette photo (elle a été prise en novembre 2007 à Loire sur Rhône au Carrefour des Arts). J'y reproduis un Saint Luc dont le modèle se trouve sur la base de données Digital Scriptorium. On peut y trouver des photos en haute résolution. Ce qui est pratique lorsqu'on veut la faire imprimé d'après la clé usb (comme il est possible de le faire à Bureau Vallée).

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7/03/2009

Des récipients pour les enlumineurs

J'ai la chance d'avoir quelques unes des publications des réceptaires médiévaux sur les couleurs. Ils ont été pendant longtemps mes livres de chevet. L'une des choses qui m'ai le plus marquée lorsque je lisais ces textes étaient les récipients. Pourquoi donc me direz-vous ? Parce que je me demandais comment j'allais bien pouvoir réaliser ces recettes et surtout dans quoi ? En effet, si le contenu du pot était important, le contenant n'était pas des moindre. Cet intérêt pour ces objets archéologiques, iconographiques ou textuels est donc né il y a quelques années. Je n'ai toujours pas élucidé ce grand mystère de fabrication. La difficulté première est de ce dire qu'il existe certainement un « régionalisme » tant pour la confection des couleurs que pour les récipients. D'un point de vue iconographique, j'ai une piste : le martyr de saint Prime qui a bu du plomb fondu. J'ai deux reproductions d'enluminures issues de Passionnaires des années 1200. En voici une image :

Le plomb était contenu dans des oules. Les réceptaires, eux aussi, parlent pour le minium (plomb cuit rougi), de oules. (Sur ces récipients voir un article précédent).
D'autres récipients sont mentionnés dans le manuscrit de Montpellier, le Liber Diversarum Artium (XIVème siècle) : vase (pot), ampulla (fiole), olla (oule), conc[h]a (coquillage), coclea (coquille), vasculo (petit pot), cornu (corne, cornet), coquela (pot de cuisine), mortario (mortier), pigmata (pot à couleurs), bacinar (bassin), cacabo (marmite), cuculla (?).
Nous trouvons là des récipients à l'usage des peintres tels qu'ils sont pour certains, représentés sur les enluminures. D'autres sont des ustensiles de cuisine ou de la vie quotidienne.

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3/09/2009

Des livres pour débuter et pour poursuivre

Voici quelques livres que l'on peut s'acheter si l'on commence l'enluminure et la calligraphie :

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2/25/2009

En kiosque


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